mercredi 28 juillet 2010

Modification de l’électro-encéphalogramme

Richard Gautier, Docteur en Pharmacie et co-auteur de Votre GSM, votre Santé : On vous ment. 100 pages pour rétablir la vérité[5], a répertorié pas moins de trente-deux expériences publiées entre 1995 et 2003 montrant une modification notable de l’EEG de sujets humains exposés pendant une courte durée (de quelques minutes à une nuit) à des micro-ondes pulsées en extrêmement basses fréquences. " Une expérimentation de longue durée est actuellement en cours à l’échelle planétaire, dont nous sommes tous les cobayes. Ses conclusions scientifiques ne seront tirées que dans plusieurs dizaines d’années, " commente-t-il. Non seulement nous en sommes les cobayes, mais en plus, nous la finançons en achetant des téléphones, des abonnements, des cartes...

En laboratoire, des études portant sur des expositions chroniques ont été effectuées sur l’animal. Une publication soviétique de 1986, antérieure au déploiement de la téléphonie mobile et portant sur des chats exposés à 2.375 mégahertz (MHz), mettait en évidence une synchronisation de l’activité bioélectrique cérébrale à 6-10 Hz et 12-16 Hz, à la puissance de 500 microwatts par centimètres carrés (µW/cm2)[6].

En clair, l’EEG des chats se calquait sur les fréquences auxquelles ils étaient exposés. De quoi donner des frissons quand on sait quelles basses fréquences sont émises par les portables GSM européens (voir plus loin). De quoi donner encore plus de frissons quand on sait que les puissances limites fixées en 1998 par la recommandation internationale[7], cinq ans après le lancement des premiers portables en France, sont deux fois supérieures pour le 1.800 MHz (900 µW/cm2) et à peine inférieures en 900 MHz (450 µW/cm2). Tous les portables sont désormais bi-bandes et peuvent utiliser ces deux fréquences.

Parmi les autres effets comportementaux préoccupants rapportés chez le rat, citons la diminution d’activité locomotrice et l’amoindrissement des réflexes de défense après quatre mois d’exposition à raison de douze heures par jour (fréquences combinées 9.375 et 1.765 MHz, puissance 375 µW/cm2)[8].

L’augmentation de l’enzyme qui dégrade l’acétylcholine (un neurotransmetteur cérébral impliqué dans la mémoire, l’attention, la vigilance et le potentiel d’action, c’est-à-dire le mouvement) a été rapportée en 1994 sous l’effet d’ondes pulsés à 16 Hz[9]. Cette augmentation entraîne la diminution de l’acétylcholine disponible dans l’espace inter-synaptique (entre les neurones).

Pour comprendre la signification concrète de cet effet biologique, il faut savoir qu’un déficit en acétylcholine a été constaté par autopsie chez les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer[10], une pathologie dont les signes cliniques sont désormais bien connus : confusion mentale avec perte progressive et irréversible de toutes les facultés cérébrales : mémoire, apprentissage, orientation spatiale, etc.).

( source : rgxm.com )


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