mercredi 22 juillet 2015

impulsions attosecondes

Extrait

C’est en 2001 que furent observées pour la première fois de telles impulsions attosecondes dans deux
laboratoires différents. Un laboratoire autrichien parvint à créer une impulsion lumineuse d’une durée de 650 as [Hentschel M. et al., 2001], et dans le même temps un laboratoire français du CEA Saclay réussissait à générer, sous forme de trains, des impulsions de 250 as [Paul P. M. et al., 2001]. Très rapidement, d’autres équipes dans le monde réalisèrent des expériences similaires [Aseyev S. A. et al., 2003, Kienberger R. et al.,

2004, Sansone G. et al., 2006, Sola I. J. et al., 2006]. Et en quelques années, la durée de ces impulsions fut divisée par un facteur proche de 10, pour arriver en 2011 à des durées record de 63 as [Ko D. H. et al., 2010] pour des impulsions émises sous forme de trains, et de 80 as pour une impulsion isolée [Goulielmakis E. et al., 2008].

Une impulsion lumineuse d’une durée attoseconde ne pourra donc être générée qu’au-delà du domaine visible, et plus précisément dans le domaine extrême ultraviolet (XUV).

Rappel sur les impulsions ultrabrèves

Comme point de départ, nous pouvons dire qu’une impulsion ultrabrève est un rayonnement électromagnétique.

Dans l’écrasante majorité des cas, les détecteurs, ou plus généralement les effets physiques utilisés
pour la détection, sont sensibles au champ électrique et non au champ magnétique.

( source : Charles BOURASSIN-BOUCHET )

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